« Cette dissolution n'a pas véritablement surpris l'opposition. Pourtant, le moins qu'on puisse dire, c'est que la bataille n'est pas gagnée. Le pouvoir tente aujourd'hui d'éviter le
débat pour se remettre à nouveau en position de promesses. Il escamote son bilan, son programme et c'est tout juste s'il n'escamote pas son chef de guerre, le Premier ministre. La droite ne veut
pas d'un débat d'élections, elle veut une opération de reconduction. Nous devons donc faire aux Français et aux Françaises des propositions précises et claires, prendre des engagements devant
eux, proposer à nos concitoyens un contrat reposant sur le respect d'engagements précis. Si une campagne de petites phrases devait dominer l'élection législative, si elle devait se substituer au
débat d'idées, à l'échange de propositions qui est nécessaire à la démocratie, les Français ne seraient pas mis en position de choisir. Et nous savons tous que si le scepticisme devait
l'emporter, il servirait les conservateurs. »
extrait du discours de L. Jospin devant le Conseil national du Parti socialiste, le 2 mai 1997.
Source: L'hebdo des socialistes, n°449, samedi 2 juin 2007, p. 29.
Par Ludos
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